Non, cet article n’a pas vocation à orienter vos achats. Il existe simplement pour le plaisir des yeux, et il se pourrait bien que vos pupilles se dilatent face à cet enchantement. Par avance, nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.
Si l’hiver vous pèse déjà, si le gris vous lasse au point de vous hérisser le poil, restez encore un instant. Cette année, on assume : le Frenchie en a assez des palettes sages et des tons neutres qu’il enfile machinalement. Place au bonbon. Une explosion de couleurs, presque régressive, pour faire croire à notre cerveau que tout va bien, pour le tromper, un instant, face à un monde passablement instable.
Alors oui, mangeons des bonbons. Pas de sucre, promis. Juste des couleurs gourmandes, presque à croquer, mais portées sur des vêtements. Comme ce pull et ce short signés Amt Studio.

Sautons un instant dans le passé, au cœur de l’Empire romain et de son art du drapé. Rassurez-vous : personne ne vous demandera d’enfiler une toge. Même si, au fond de la classe, j’en vois déjà certains se porter volontaires. Jules César, on se détend.
Ici, on parle d’une interprétation résolument minimaliste : un drapé discret, maîtrisé, presque suggéré. Une manière subtile de convoquer l’héritage antique sans jamais tomber dans le costume. Illustration parfaite avec ce pull signé Cossac.

Et si je vous parle de cheminée ? Vous pensez feu qui crépite, chaussettes de Noël, pieds en éventail et raclette bien méritée après une heure de marche. Raté.
Le seul point commun, ici, c’est que vous n’aurez pas froid. Pas froid au cou, en tout cas. Le col cheminée s’impose cette saison comme un détail incontournable sur les vestes. Structurant, enveloppant, il apporte immédiatement du caractère à une silhouette.
Ajoutez à cela une laine mêlée de cachemire, un jeu de textures naturelles avec le raphia, et vous obtenez une pièce à la fois chaleureuse et ultra désirable. La veste Kerners, on en parle ?
(Oui, la baguette fait aussi partie des accessoires indispensables du parfait Français. Boulangers, un nouvel épuisement des stocks est à prévoir.)

J’allais oublier, parce qu’il faut bien travailler pour s’offrir de belles pièces. Et travailler, ça rime encore très souvent avec blazer. Marre ? Peut-être. Inévitable ? Clairement. Le blazer reste l’uniforme officieux de l’office work.
Mais qui a dit que l’uniforme devait être monotone ? Pour ça, il suffit d’un passage dans une station de métro parisienne aux heures de pointe pour comprendre ce qu’on ne veut plus. Cette saison, on casse la routine : place à la couleur, au relief, et surtout aux carreaux. Et pour ça, je vous ai trouvé la pièce ultime : le blazer de Mardi.

On a parlé de bonbons ? Et vous savez ce qui est presque aussi coloré qu’un étal de confiseries ? L’univers du cirque. Pardon à celles et ceux qui ont peur des clowns, je n’ouvrirai pas cette plaie, promis.
Ici, pas de numéro effrayant, mais des rayures bien présentes, graphiques et assumées. De quoi jouer les funambules avec style. Je vous laisse donc tenter l’équilibre avec ces magnifiques chaussures Bellehari. De mon côté, je décline : j’ai le vertige.
Essayez simplement de ne pas tomber.

Je crois que la transparence est l’une de ces tendances qui ne quittent jamais vraiment le sommet. Pourquoi on l’aime ? Non, ce n’est pas parce que nous serions toutes exhibitionnistes. Et si la Terre était peuplée uniquement de femmes, les jeux de transparence existeraient tout autant, mais ce n’est pas le sujet ici, ni celui de la prédation masculine.
Ici, on parle de sensualité. De glamour. De chic. De ce qui fait du corps une œuvre vivante, en mouvement. Un équilibre subtil entre ce que l’on dévoile et ce que l’on suggère.
Messieurs, inutile de vous vexer : vous êtes sublimes aussi. Mais aujourd’hui, c’est bien de cette magie-là qu’on parle. Et ce body Opaak en est une parfaite illustration, il sublime, révèle, sans jamais trop en dire.
Slay, queen.
Ou, dans une version très française : tu tues ça, reine.
Oui, ça sonne moins bien. Mais l’intention y est.
(oui, désolé, j’avais dit « pas de couleurs ternes et neutres », mais je n’y suis pour rien : le noir est so chic, oh, désolé les puristes de la langue française).

Si le mot cowboy vous fait immédiatement penser aux santiags, c’est soit parce que vous en gardez un souvenir traumatique, soit parce qu’elles sont devenues un indispensable de votre dressing.
Ici, on parle plutôt de denim brut, mêlé à un jacquard fleuri façon héritage de votre grand-mère, et de franges celles qui évoquent autant les rideaux de votre grand-mère (décidément) que les chemises iconiques des cowboys. Dites bonjour à la robe La Treille.
Un vestiaire qui joue sur les contrastes, entre nostalgie assumée et esprit western revisité.

J’ai le regret de vous annoncer que le crochet est (encore) de retour pour cette année 2026.
Est-ce que ça vous choque ?
Oui, vous pouvez crocheter vous-même votre pièce. Mais pour celles qui ont déjà essayé et qui n’arrivent à crocheter absolument rien : rassurez-vous, vous n’êtes pas nulles. Vous pouvez très bien acheter cette pièce.
Vous avez d’autres talents, j’en suis persuadée.
Alors épargnez le massacre : vos yeux, vos mains et, surtout, votre cerveau vous remercieront.
Parce que les seuls nœuds que vous faites… c’est dans la tête.
Si vous recherchez des accessoires en crochet, le col et le bonnet de Roboty Ręczne devraient vous plaire.

J’ai évoqué l’univers du cirque précédemment, et ce n’est pas pour rien que les rayures reviennent. Qu’elles soient horizontales ou verticales, elles sont faites pour être vues.
Et surtout, parce qu’on ne veut plus de couleurs neutres. MarÀvic a décidé de jouer avec le bleu et le vert pour nous proposer ce trench merveilleux.
Il dégage une aura Poetcore, un peu mystérieuse, comme les rayures d’une cravate dans Harry Potter.

Pour finir, l’une des plus belles tendances de 2026, c’est le volume.
Ah oui, non, pas le volume de tes seins ou de tes fesses, adieu le BBL.
Mais rassurez-vous : les kilos, lorsqu’ils sont sains, ne peuvent que vous embellir.
Ici, on parle de volumes dans les vêtements : manches généreuses, jupes amples, pantalons larges (bonjour le sarouel, et oui, je sais que certains sont encore traumatisés).
Cette superbe combinaison signée Charo Ruiz fera des heureuses, c’est certain : manches ballon, jambes évasées, et de beaux détails texturés en fin de manches, sur le col et les épaules.

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